Hommage à la mémoire d’Idriss Jazairy

Idriss Jazairy reçoit la médaille Al Qods de la part du Président Mahmoud Abbas. 2009

Hommage à la mémoire d’Idriss Jazairy

Par homeyra Jazairy

Ce texte tend à vous offrir un instant, à vous tous, lecteurs algériens, un accès vers la somptuosité, vers la magnificence de l’existence.
Lorsque nous ôtons les « voiles » qui recouvrent parfois nos yeux, nous pouvons apercevoir la Majesté de ce qui nous entoure, dans des détails les plus simples.Idriss Jazairy l’Algérien, avant de dédier sa vie au service de son pays et aux grandes institutions de ce monde, fut avant tout un homme d’une lignée spirituelle illustre :
descendant de Sidi Ali Boutaleb, son arrière grand-père paternel et de Sidi Mahiedine, père de l’Emir Abd-El-Kader. Pour être plus précis, il descend donc également de la soeur de l’Emir Lalla Kheira, épouse de Ali Boutaleb ainsi que du frère de l’Emir Abd-El-Kader, Sidi Said, grand-père de sa grand-mère paternelle. 

Mais comme il s’évertuait à le souligner, l’Algérie n’est pas une monarchie. Le débat doit tourner sur les valeurs et l’exemplarité et non sur l’ADN.

Il n’aura de cesse de perpétuer la célèbre diplomatie familiale, de défendre dans ses plus hautes fonctions les laisser-pour-compte de la planète, de modifier la trajectoire fataliste de nombreux orphelins, en les prenant sous son aile, de bâtir une mosquée à Annecy, en France.

Cet homme a construit sa propre histoire, en harmonie avec celle de ses ancêtres, son amour immodéré pour sa patrie, et les défis majeurs du 20e et 21e siècles.

Malgré les défis, les désillusions, les attaques et la diffamation, il a su entretenir son âme intacte, vierge de tous maux, en posant toujours sur ceux qui l’entourent, ceux qu’ils croisent, un regard enthousiaste. 

Idriss Jazairy fait partie des hommes considérés comme hors du temps, mais dont la lumière se diffuse en toute époque. Il était de ceux qui considéraient que les époques des Lumières furent nombreuses, bien avant le 18e siècle.

La lumière contre l’obscurité, la connaissance contre les ténèbres, le silence, parfois, contre la violence verbale.

J’ai épousé cet homme, Homme d’Honneur parmi ses contemporains. Je fus sa dernière épouse : celle pour l’éternité.

Allah Yarehmou Si Driss

 

« Il n’est de plaisir réel en cette vie qu’en compagnie des initiés. Ce sont eux les Sultans, les Seigneurs et les Princes »

Shu’aib Abû Madyan

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